Partager l'article ! 2 avril 2009, Rome: J'ai délesté Paris de quelques bonnes lectures. Je pense donc je m'écris. Et si je n ...
J'ai délesté Paris de quelques bonnes lectures.
Je pense donc je m'écris. Et si je n'écris pas je lis.
Face aux auteurs contemporains, comme face à tant d'autres tendances, c'est un fait: Je ne suis plus à la page. J'ai bien trop de rayons d'absence. Mais au fond, à quoi bon combler les retards de mes distances. Je suis juste trop loin. À moins que ce soient les livres qui sont trop près les uns des autres.
Une dizaine de jours à Bologne.
J'y retrouve deux amies que j'ai connu en 2003. D'autres amis n'y sont plus, dommage, leurs études sont finis.
Sinon mon papier quotidien, jamais je n'achèverai les miennes. Mais cela ne me chagrine pas. Je me réjouis du petit soleil qui s'installe.
En journée je récidive, auprès de restaurateurs, quelques expériences réussies d'écriture culinaire.
Puisque les mots me nourrissent, autant écrire dans des assiettes, ou même ailleurs avec les aliments. A tous repas, je mange très bien.
Autour de la place Neptune, je lis et je vends des poèmes. J'en écris d'autres.
Je rencontre de belles personnes. Ainsi qu'un beau projet qui vient de m'inviter à Rome.
Un jour couvert mêlé de pluie, un autre qui le suit de près. J'avance mon rendez-vous romain et reprend la route du stop.
Un grand appartement m'attend pour couvrir d'écritures les murs, les plafonds et les sols.
Vu de plus près, c'est bien plus grand que ce que j'imaginais. Avec les brouillons et les plans, les pochoirs et la peinture, j'en ai pour plusieurs bonnes semaines.
Je devine au préalable d'interminables discussions mais tant de pans à tapisser, ça promet d'être passionnant.
Aucune suite en revanche du côté de l'édition pour le guide de voyage. J'avais reçu une bonne avance mais Je pense m'être fait avoir... Je vais patienter encore, et songer en même temps à un recyclage possible pour mes articles et mes notes.
Je retiens qu'à tous les niveaux, être en marge me va mieux et que l'écrit alternatif me donne à vivre davantage.
A l'heure d'une époque en crise aux simulacres de réformes, l'argent et le salariat n'ont jamais eu autant d'adeptes rêvant de leur abolition...
Du côté de ce blog, les chapitres s'acheminent. Petit à petit le récit rattrape son temps.
Je pensais avancer plus vite mais j'avais dû sous estimer la quantité de pages requises pour couvrir plus de sept années. Le temps pour rédiger tout ça, les étapes claviers, les mises en ligne... même lorsque certains carnets m'aident, tout ça impose une disponibilité pas toujours des plus évidentes.
Je me dis qu'à ce rythme, dans cette course après moi-même, c'est un marathon d'une année, sinon plus. Mais j'y tiens alors je poursuis. C'est même devenu essentiel.
Ça rapproche en moi les pays et ça inspire mes écrits neufs.
Pour vous aider à y voir clair, je mettrai prochainement en ligne la carte de tout mon parcours 2001 - 2009.
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