au Laos - (5 à 14)

Mercredi 27 août 2008



Cet aéroport est moins grand que certains cinémas chez nous.

Et tranquille comme un musée vide.

Je trouve tous les douaniers sympas. Souriants.

Faut dire que je le suis aussi.


Très bonne entrée en matière. Vraiment!


« Iona, un immense merci ! J'aime infiniment ce pays. »


« Ah? Plus que le Vietnam? » Et elle rit.


Je n'ai jamais vu aucun rire si fréquemment identique.


« Je préfère le Laos.

Je ne suis pas au Vietnam donc c'est forcément mieux ici. »



Iona voudrait connaître mes projets sur le court terme.

Où je compte me poser?

Comment je compte m'y prendre pour la suite?


« D'abord, j'aimerais bien voir dehors. 

Ensuite...

Je n'y ai pas réfléchi mais, grâce à vous, mon stock de papier est intact.»


« Vous allez à pieds à Vientiane, vous restez sur le site ou vous venez dans mon taxi? »


Devant nous, aussi sympa que les douaniers, un laotien, un carton-taxi à la main.


Mlle A. N............


L'initiale d 'un prénom, suivie du nom entier. Iona s'arrête.


Bien sûr, je note l'incohérence de ce A. comme initiale de Iona. Mais ne dis rien.

Mlle aussi me surprend. Ma perspicacité est au bord du licenciement.


Je mets en pause mes analyses.


Dehors, c'est un sauna.


Le taxi va doucement.

Le ciel est très bas. Pas bleu du tout.

Aucune circulation mais une route droite, et seule, où il a beaucoup plu.


De la musique locale à la radio.

Un bout de Mekong sur la droite.

Et nous voilà déjà en ville.


Il n'y a pas foule dans les rues.

J'ai cru compter plus de temples que d'habitants.


« C'est pas pour jouer les touristes, mais quand même, qu'est ce que ça à l'air paisible pour une capitale! »


« Oui, ça l'est! Mais attention, le tourisme progresse...»


Un palais avec un drapeau. Un virage. L'ambassade américaine.

Et peu après on s'arrête.

Même sans montre, je sais qu'on n'a pas été loin.

5 minutes, tout au plus. On aurait pu le faire à pied.


Le chauffeur nous ouvre la porte.

Tellement sympa que Iona ne le paye pas.

Il ne dit mot. Il consent.

Et attend.

Elle s'en détourne.


Nous somme devant le Centre de langue française.


« Je suis attendue ici.

J'ai bien compris que ton projet consiste à ne rien savoir d'avance, mais bon, si d'aventure ton papier prenait l'eau... »


Après m'avoir tutoyé, elle me tend une carte de visite.


« J'y reste deux semaines.

Ce n'est pas vraiment chez moi mais c'est bien plus accueillant que la rue de Rivoli... »


Son meilleur trait d'humour. Et cette fois elle ne rit pas.

Une toute autre personne. Elle s'en recoiffe en s'éloignant.


« Merci. »


« You're welcome. Et surtout n'hésite pas! »


« J'voulais dire pour l'avion...

le merci. »


Elle se retourne.


« C'est pareil.

Je n'ai pas payé ton billet.»




De la rue d'où l'on est venu, personne.

Alors je prend droit devant.

Le chauffeur me regarde partir.


« Good bye. ».


« ...Au revoir monsieur. »


Après le bonjour de l'aéroport, c'est son quatrième mot français.

 

Je range la carte de visite. Bien décidé à ne pas m'en servir.


En face, au loin, l'arc de Triomphe.

Un remake miniature du notre, mais en gris.

De plus près, il est tout entier en béton.


Les trottoirs sont de meilleures pierres.

Je commence à marcher.


Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 août 2008



S'il avait plu sur Vientiane,

le sol d'à présent est sec

comme un gros nuage mort.


L'humidité a échoué.

Le soleil triomphe.


D'avancer avec mon trajet,

je m'arrose.

Quelques gouttes de gens sur la ville.


Trouver ma première racine.


Je pousse à gauche,

à droite,

comme je sème mon chemin.

Et ma semelle prend de la graine.


On vit. On me voit.

Moi aussi.


Pourquoi des chaussées aussi larges?


Rues faciles.

Incapable de s'y perdre.

Chaque carrefour me retrouve.

Me rappelle.


Debout j'ai parlé à la ville

et achalandé mes yeux.


Maintenant...

J'ai un peu mal au ciel.

C'est dans mon ventre, ma tête.


Manger.

Dormir.

Ces verbes qu'il me faut nourrir.


Aussi je crève

de chaud

en rêvant que j'oublie.



Me souvenir de la soif.

Ca y est.


Me souvenir, trouver

ma première racine.


Et une terre où écrire.




           _______



Equations à deux infinis :


Hier = (L' Histoire) - (Aujourd'hui)

        = - (Qu' Aujourd'hui)


Demain = (L' Histoire) + [(L' Inconnu) x (Aujourd'hui)]


Les apostrophes sont des variables toujours uniques.

Les parties post-apostrophes sont des mystères entiers à part.



Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 3 commentaires
Vendredi 29 août 2008



Je m'arrête.

Combien de temps à arpenter Vientiane?
2 heures, tout au plus. Il est des errances plus longues.

Mais des capitales si petites...

Plusieurs fois aujourd'hui, j'ai ramassé mes propres pas.
Sans le faire exprès.
J'ai vu se tromper mes pieds. Et mes emprintes

coller leurs traces.


Le Mékong serpente un côté.

Quant au nord et à l'est... Les rues ont beau

faire ce qu'elles peuvent pour durer,
on
joint les deux bouts sans peine.

Le sud, lui, tient un peu mieux la route.
Mais sans non plus en mener large.
500 mètres, peut être, dans sa meilleur forme.



Ici, la densité n'existe pas.
C'est un joli village.
Et des
bâtiments d'une grande classe! 



Tout est propre.
Pas de
feu tricolore. Peu de voitures.
La sérénité fait la loi.
On s'y sent bien.

Même un peu trop, on dirait le paradis!
J'ai peur de m'y faire chier à force...

Mais pour l'heure, pas le temps.
Je carillonne.
Mon horloge interne fait des siennes.

Cheval, je stoppe ma lancée.
Mon instabilité cravache.

Il faut m'écrire à boire!


De la visite, j'ai su relever quelques pistes.
Des guest houses, des restos, où ça parle français pas mal.

J'y vais.

1ère, 2ème
, 3ème...

N-ième enseigne.


Tous les gérants se connaissent.

Les uns me renvoient aux autres.

Meilleur est le standing, moins je les intéresse.

Je m'en tiens aux maisons tradis.
Je toque à des guitounes en bois.

Dedans :

Des tonnes de gentillesse. Une écoute qui va de soi.


Tous leurs refus sont doux.

On dirait presque des cadeaux.

Et pour l'adresse du Père Noël, aucun n'est avare de conseils.

Je persévère.

Un seuil peut en appeller un autre.


Je persévère, puis enfin :

                    Khamvongsa guest house



C'est difficilement prononçable.

Ça ne paye pas de mine.
Mais ça me loge et me nourrit.

Le touriste français est surprésent à Vientiane.

Il faudrait traduire le menu.
Et aussi les infos diverses qui
pullulent ici en anglais.

Flatter la paresse linguistique de petits frenchys en vacances.

J'entrevois mon premier repos.


Mon langage est embauché.



 

Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 1 commentaires
Samedi 30 août 2008


J'ai passé deux nuits ici.

Pas loin du temple Xieng Nyeun (comme ça se prononce).

Et en face de Couleur d'Asie, une boutique “d'artisanerie”.


Les traductions n'ont pas trainé.


Au menu il y avait trois plats.

En cas de doute, je goûtais.


Pour le reste,

des consignes sanitaires, ne pas incendier sa chambre, ni se droguer dedans en possession d'arme à feu.

Des services touristiques aussi, visa, linge, transports, etc.


Pour prolonger mon embauche, j'ai présenté la maison.

Toutes les consignes, les services, y revenaient.


Une jolie page d'accueil, signée Khamvongsa guest house.

Et pour le coup, un texte à traduire en anglais.


Je gagnais quelques fringues perdues.

Une adresse en cas de pépin.

Une anglaise m'offrait son lit.

La maison libérait une chambre.

Jessica ralongeait d'une nuit.

Je repartageais son lit.


Et tout le monde était content.



Après, il fallait que je vois ailleurs.


J'avais le temps bien sûr.

J'avais le temps.


Mais bon...

Parfois, je préfère l'impatience.


Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 0 commentaires
Samedi 30 août 2008



En moi, je regardais Paris...

Grande jalouse de mon départ.


Elle qui disait :

“Ca marchera pas... Sois raisonnable...


Plus tard, je lui dirais des poèmes.


Mais là, seulement je l'insulte.

Je lui souris.


Paris.


Cette ville qui se prête à tout.

Hier à pleurer de colère. Et ici à rire aux abois.


Moi.

Chien et traineau à la fois.


Je transperce le vide.

Je m'allège.

Et comme je marche je glisse.


Je tue le vide, me désattele.


Adieu banquise!


Et puis...

Mon imagination bivouaque.



Aux sous-terrains de mon cerveau,
en quête de correspondances,
mes pensées prennent le métro.

Et à chaque ouverture des portes,
chaque station, escale, débarcadaire, entrée en gare,
mes pensées se font descendre par de nouvelles pensées montantes.

Ces passagères zélées qui scandent,
pour un temps,

à tout-va et à tue-tête,
leur droit aux voyages éphémères.

Et pourtant toutes, depuis leurs places,
me transportent à la trace en des destinations qui durent.

Là bas, quelque chose d'impalpable,
certain de mes "je ne sais quoi",
m'y pérénise,
m'y abandonne.

Je me rends davantage.

Puis il faut que je re

commence

mon inexplicable expansion.

 

Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 1 commentaires
Dimanche 31 août 2008

 


D'abord, ici, il est partout.

Comme tous les dieux qui se respectent vous me direz.

Mais là où d'autres y sont par mégalomanie,

pour montrer comme ils sont forts, pour endiguer à leur manière un certain vide existentiel, ou que sais-je.

Lui, Bouddha, il est partout

parce que les hommes l'y ont mis.


Debout, couché, assis,

souvent en or, et jusqu'à 15m de haut!

Tout le temps, il sourit.

Jamais de sa vie ne se fâche.


Et même après sa mort...


Tout le monde le connaît, une star internationale.

Et pourtant, on ne l'entend pas.


Il y en a plusieurs, des prophètes en son pays.

Mais pas lui.

 

Lui, ne punit pas, ne juge pas.

Et même pas ne conseille.

Il n'est pas non plus omniscient. Il n'a pas la télévision.


Cool, juste cool. 

Bouddha est cool. Et c'est là toute sa réussite.


Comment vous dire ces temples...

A Vientiane, ou Luang Prabang, je ne sais plus.


Là bas, on héberge des fleurs dans de vieux obus recyclés.

Les culs font des pots ordinaires, et les corps font deux jardinières. 


Bien des touristes américains,

se succèdent à dire "Oh my God!"

Des armes made in USA, tombées de la guerre du Vietnam.


Ici, pour marquer sa surprise, on dit plutôt "Oh my Bouddha". 

Mais jamais pour la botanique. Jardiner comme ça c'est banal.


Ou bien Bouddha a de l'humour, ou l'écologie c'est son truc.

Quand on aime rire et la nature,

en tout cas c'est ce qu'on se dit.


Mais bon...

La vérité je vous l'ai dit.

C'est juste que Bouddha est cool.


La symbolique des bombes,

les "pourquoi" et les "où" elles tombent,

ça lui passe au dessus de la tête.


Ca le dépasse. Et moi aussi...


Allez comprendre

qu'un si petit pays, en deux ans seulement,

ait reçu davantage de bombes

que tous les largages cumulés de la seconde guerre mondiale.


Allez comprendre...

Une demie tonne par habitant!

Pour une population de 3 millions à l'époque.


Tout ça m'échappe.

Mais pas les traces.


Bouddha ferme les yeux.

Au fond, que faire de mieux..? 


Et il sourit encore. Quand je file la plaisanterie...


Peut-être suis-je cool aussi.

Peut-être...

Passons.



En attendant,

tout ce métal...


Les braves âmes auraient bien du mal à planter autant de fleurs.

 

Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 0 commentaires
Lundi 1 septembre 2008



Good morning Vientiane!

Autres menus, autres papiers, et diverses adresses.


Mes deux premières semaines imitaient mes deux premiers jours.


C'était de plus en plus facile.

Parce que je l'ai fait là-bas. Ils le voulaient ici.


J'aurais proposé mes services contre une poignée de kips (la monnaie locale qui vaut rien),

ça n'aurait pas pris pareil.


Mais contre un lit et du riz...

Tout de suite, c'est comme si j'étais gratuit.


Je trouvais les laos marrants.

Ils me trouvaient bizarres.


Aux yeux des backpackers, j'étais un allumé sympa.

Et eux des Bisounours.

Ou des babacools à fleurs.

Voire des junkies, parfois.


Les Bisounours, toujours en couple,

n'ont qu'un ou deux mois de vacances.


L'expérience de leur vie.

Supers potes avec tout le monde.


Le genre Bouddha, en moins profonds, plus bavards.


Les babacools aussi ont du Bouddha en eux.

Mais ils ont l'autisme en moins.


Ca chante. Ca rit. Ca vit.

Ca prête son lit.


Et ça se quitte en sourires.


Les junkies, je ne sais pas.

Eux non plus.


Petits ou grands les voyages...

C'est le temps des rêves d'opium qui régule leurs aller-retours.


Ils se remarquent

moins qu'ils ne partent.



Traduire les menus, les Post-it,

c'est marrant deux minutes. La première fois.

Mais ça ne fait pas voyager.

Tout juste dormir et manger.


Fallait que je voie du pays.

Que je me donne les moyens d'écrire en de meilleurs endroits,

de meilleurs vers.

Pour pousser ailleurs l'aventure.



Mieux qu'une carte de Vientiane. Une carte de visite.


Aucun naufrage sur ma route.

Je n'étais pas à la rue.


Mais après tout, Iona avait bien insisté.

Surtout ne pas hésiter!


Elle devrait partir, bientôt...

Si ça se trouve c'était trop tard.


Et puis je m'étais rendu compte, en traduisant des papiers,

qu'elle avait payé mon visa. Sur le coup je n'avais rien vu.


Voilà, c'est ça... J'avais une dette!

Et fallait que je la revoie.



J'ai sonné elle n'était pas là.

C'est Pierre qui m'a ouvert.

Il m'a remis assez vite. C'est bien, il savait.


Iona partirait le lendemain.

Moi je pouvais rester ici.


Pour l'instant y a la place!”


Un photographe. Un ethnologue. Une architecte.

Cette bonne grosse maison sans portail n'allait pas me déplaire.


Idéal pour écrire. Agréable à vivre.

Rien à traduire.

J'y resterai le nombre de jours suffisant pour trouver la voie de la suite.


Et puis, quand rentrerait Iona,

je tomberais sur mes fesses.


Iona était écrivain.

Elle ne s'appellait pas Iona.

18h de vol durant, elle avait joué avec moi.


La biographie ne valait rien.

Bien entendu.


Dans l'avion elle avait testé, sur elle-même,

les traits d'un prochain personnage.



Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 septembre 2008


Même si ce n'était son vrai nom, Iona était repartie.


Avant je l'avais (re)connu.

Le temps de la remercier.


Encore elle avait rit.

Et confessé combien elle enviait ce voyage.


Là, du Laos, je n'avais encore rien vu.


Les rues de la capitale.

L'aéroport.

Les guest houses bon marchés.

Un week end à Luang Prabang technique.

Avec un Pierre ethnologue et une Elisa architecte.


L'aventure était derrière. Ou devant.

Ou partout.


Et moi en retard dedans.


L'autonomie, c'était pas ça.


Chaque fois, devoir me faire payer mon manger ou mon boire.

Ne pas pouvoir prendre le bus. Là où le stop n'existe pas.


Bref...


L'évasion, dans ces conditions, gâche le dépaysement.

Et le temps n'en assume rien.


Juste pour ça, je préferais la maison.

Et c'est entre trois discussions que je réparais mon projet.


Par endroits, certains mécanismes coinçaient.


Au fond, rien à redire.

Sans adhérence, seule la forme ramait. J'attendais.

Un moyen d'écrire plus loin. Péréniser.

Repérer d'avance sur la carte, les retombées de mes jets de papier.


Troquer. Vendre. Ou céder.

Des heures d'encre quotidiennes.


La routine s'élaborait pour marquer plus loin la page.



Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 0 commentaires
Jeudi 4 septembre 2008



Le dedans d'une maison, quand c'est bien fait,

c'est comme l'intérieur de la tête.


On peut y penser.

Entasser ses idées.

Décorer l'odeur de projets.

Ou préparer des rêves.


On peut s'y plaire. Quand c'est bien fait.


Mais moi, j'aime entrer. Sortir.

Et de ma tête aussi.


Voyager sans affaire, sans porte.

Mais des fenêtres! Sinon de celles qu'on invente,

au moins les distances qu'on traverse.


Or, pour ça, y a pas photo.

C'est sans maison le mieux!


Etre habité par une passion sans cloison.

Et en devenir l'habitat.

La liberté et l'horizon.


Les yeux qui s'ouvrent c'est.

Le ciel et la Terre qui s'écartent.

L'air et les vents qui s'enlassent.


C'est un accouchement du monde...


Enfin mettre bas le haut.

Baisser les cieux.

Et voir augmenter la nature.


Les bras du sol, ses jambes en l'air.

Tout est ouverts, au bout.


Lorsque le monde vient au monde...

C'est indolore.


Un précieux bouleversement qui dés le début est sans fin.


Mais le décrire ne suffit pas.


Il faut une montagne, un nuage sur arbre.

Le coude d'une rivière, les lacets de la route.

Tout ce qui pleut.

Et, gorgé de lumière, ce qui pousse.

Des sommets, et des pieds de collines.

Le ciel moucheté d'une forêt.

Un rocher plat dans l'eau.

Les travers champs qui acheminent.

Il faut.


Et marcher tous les paysages. Là.

Il le fallait.


Et demain aussi, il faudra.


La ligne de mire. Le mirage.

Un pont d'où mirer son visage.

Le point-levis d'une spirale.


Et le départ d'un virage.



La mousson redoublait.


Mon visa s'achevait.



Demain,

j'étais déjà sur la frontière.



Recommander - Ecrire un commentaire
- Voir les 3 commentaires

Publicité

Syndication

  • Flux RSS des articles

Profil

  • : L'homme Qui
  • toursdemots
  • : Homme
  • : 15/04/1979
  • : Monde Fra
  • : On peut me suivre au jour le jour sur http://twitter.com/HQui Et de temps en temps sur myspace: http://www.myspace.com/mescomcom

Recommander l'homme Qui

Derniers Commentaires

Présentation

  • : L'homme Qui
  • toursdemots
  • : L'homme Qui ne vit que de mots est une initiative humaine, une aventure libertaire et poétique, entreprise en août 2001 et sans interruption depuis. Le concept: Vivre et voyager sans un sou! Ni compte en banque, ni richesse autre que les mots pour seul moyen de subsistance. L'auteur, qui depuis plus de 7 ans déjà tourne autour du monde à stylo, au gré des seuls fruits de sa plume, veut partager ici la chronologie d'une histoire qui ne saurait vouloir finir.
  • Retour à la page d'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus